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Le 18 novembre est une date gravée dans la conscience collective haïtienne. Bien plus qu’une simple commémoration, elle incarne l’acte fondateur d’une nation et le symbole ultime de la résilience. En 1803, la bataille de Vertières voyait l’armée indigène, composée d’anciens esclaves, accomplir l’impensable : infliger une défaite décisive à la puissante armée napoléonienne. Cette victoire consacrait non seulement la fin de l’esclavage mais aussi la naissance de la première république noire libre au monde. Chaque année, cette date ravive un sentiment de fierté, de courage et la conviction que, même face à l’adversité la plus écrasante, la victoire est possible.

Le 18 novembre est une date gravée dans la conscience collective haïtienne. Bien plus qu’une simple commémoration, elle incarne l’acte fondateur d’une nation et le symbole ultime de la résilience. En 1803, la bataille de Vertières voyait l’armée indigène, composée d’anciens esclaves, accomplir l’impensable : infliger une défaite décisive à la puissante armée napoléonienne. Cette victoire consacrait non seulement la fin de l’esclavage mais aussi la naissance de la première république noire libre au monde. Chaque année, cette date ravive un sentiment de fierté, de courage et la conviction que, même face à l’adversité la plus écrasante, la victoire est possible.
La victoire, nette et sans appel (2-0), a été acquise avec la même détermination qui animait les ancêtres. Cet exploit, qualifiant Haïti pour sa deuxième Coupe du Monde après l’épopée de 1974, a offert au peuple haïtien une bouffée d’oxygène, un rare moment d’unité et de joie pure.
Disputée sur terrain neutre au Stadion Ergilio Hato de Willemstad (Curaçao), la rencontre a été d’une intensité physique remarquable, comme en témoignent les sept cartons jaunes distribués (quatre pour Haïti, trois pour le Nicaragua). Les deux équipes, organisées dans un système tactique en 4-5-1, se sont livrées une bataille tactique serrée.
Cependant, la supériorité technique et la volonté haïtienne ont fait la différence. Avec 60 % de possession de balle, les Grenadiers ont dicté le rythme du jeu. La délivrance est venue dès la 10e minute par un exploit individuel de Deedson Louicius, dont le but a électrisé le match. Juste avant la mi-temps (45+2’), Ronaldo Providence a doublé la mise, scellant une victoire méritée et prolongeant l’invincibilité d’Haïti face au Nicaragua.
Pour comprendre la portée de cette qualification, il est impératif de la replacer dans la conjoncture socio-politique actuelle d’Haïti. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, le pays est plongé dans une instabilité sans précédent, marquée par :
Dans ce tableau sombre, la victoire des Grenadiers transcende le sport. Elle agit comme un puissant catalyseur :
Cette qualification historique du 18 novembre 2025 n’est pas une solution aux problèmes structurels du pays, mais elle est bien plus qu’un simple divertissement. Elle représente une victoire symbolique de la vie sur le chaos, de l’espoir sur le désespoir. En faisant écho à l’esprit indomptable de Vertières, les héros d’aujourd’hui ont rappelé au monde, et surtout à eux-mêmes, que la nation haïtienne, malgré ses blessures, possède une force et une capacité de résilience intactes. Une nouvelle fois, le 18 novembre marque la promesse d’une ère nouvelle.



